30 septembre 2008
Copie du texte
Pour ceux et celles qui n'accèdent ou n'ont pu accéder au lien, copie du texte, l'intro est d'elsa (les perles de mon collier) et la suite de moi.
Le prix d'originalité revient à Cannelka qui nous a fait vibrer avec Brel :
Elle a défait les lanières de ses sandales et remonté son pantalon jusqu'aux genoux. Elle a fermé les yeux pour mieux apprécier le contact du sable sous ses pieds et entre ses orteils. Le soleil est caché par quelques nuages de haute altitude, mais une grande lumière inonde le paysage. Elle a roulé toute la matinée, partie à l'aube après un petit déjeuner frugal, portée par une idée fixe : partir. Elle n'a rien emporté, pas même son téléphone portable.
Il doit maintenant être onze heures et demie et elle est là, les yeux fermés, sur une plage déserte d'Ostende, car c'est ici que le hasard des routes l'a menée. Commençant à attaquer la réserve d'essence, elle a garé sa petite voiture et a décidé de faire une pause.
On lui a dit qu'en Belgique il faisait froid... Aujourd'hui pourtant, l'air est d'une grande douceur. Un vent léger fait danser ses cheveux. Elle pose ses sandales sur le sable et s'avance vers l'eau. Elle n'a pas eu longtemps à marcher, la marée est haute. L'eau est fraîche et vivifiante. Une fois les chevilles immergées, elle effectue un quart de tour et commence à longer la plage.
Elle se demande pourquoi, pourquoi a-t-elle emprunté cette route du Nord ? Elle qui a l’habitude, dès que le moindre souci ne se présente à elle, de filer vers le Sud, comme beaucoup de ses compatriotes d’ailleurs, là où le soleil colmate les blessures, en leur brûlant la peau.
Pourquoi se trouve-t-elle maintenant dans ce pays que beaucoup, certainement des ignares c’est sur, taxent de contrée froide et peu accueillante. Est-ce le succès de ce dernier film, « les Ch’tis » elle se souvient bien du titre, tous les critiques et les animateurs de télé en parlaient, il en avait presque résulté pour elle et par moments une overdose tant on vantait les mérites de ce peuple qui parlait un patois bizarre, avec des manies et des coutumes dignes d’un scénario de mauvaise bd ?
Pourquoi erre t’elle sur cette plage nordique déserte, à la recherche peut être de ce courage et aussi de cette abnégation, présents dans les chansons du Grand Jacques, dont elle connaissait par cœur la moindre parole, les couplets et les refrains ?
Oui c’est bien de cela dont elle a besoin, de faire le vide, d’accepter enfin l’inacceptable, ou peut être de ne pas l’accepter finalement.
L’évidence de l’échec de tous les traitements qu’elle a pu suivre pour enrayer la maladie, sa maladie, des traitements qu’on disait pourtant efficaces pour qui les suivait correctement.
Elle regarde l’océan, il écume de rage, songe t’elle. De rage de subir constamment les roulis, les roulis de la vie. Mais oui, l’océan vit certainement le même calvaire qu’elle. Il aimerait trouver et apprécier le calme, mais l’énergie mouvementée qui est la sienne l’en empêche.
Elle s’était noyée dans des tourbillons, des vagues de fêtes, elle avait goûté des tas de potions et d’écumes différentes. Elle se sentait si ignorante si elle ne démontrait pas constamment qu’elle dirigeait, ou plutôt qu’elle digérait tout.
Elle doit guérir, oui elle va guérir. Ce n’est pas sans raison que sa voiture l’a conduite jusqu’ici. Se débarrasser de la crainte de vivre sa vie. Exit les chimères rencontrées aux quatre coins des rues parisiennes, finis les excès en tous genres qui l’ont menée à cette dépréciation et au dégoût d’elle-même.
Elle lève la tête, son corps est à moitié immergé dans l’eau, elle ne s’était pas rendue compte qu’elle marchait vers l’horizon au bout, tout là bas.
L’océan qui paraissait tantôt si agité, montre maintenant une parfaite limpidité. Elle en ressent immédiatement le calme ; La vérité ou plutôt sa vérité vient en elle. Non, elle ne sera plus malade ; l’angoisse n’aura plus d’emprise sur son être.
Elle pense alors au Belge, elle a toujours eu une tendresse particulière pour cet artiste qui portait le même prénom que son frère adoré, ce frère qui a disparu de sa vie alors qu’elle n’avait que dix ans. Elle pense à la pauvre Fanette, engloutie avec son amour par cette énorme masse d’eau. Et si elle, elle disparaissait aussi; combien de gens la pleureraient …
Prise d’un sursaut de résistance, elle se retourne alors et rassemblant toutes ses forces pour la guider vers la rive, elle songe qu’elle pourrait s’installer ici, dans ce plat pays, pour guérir.
26 septembre 2008
La chapelle des os
Au sud du Portugal,
l'église Sao Francisco d'Evora
érigée à la fin du XVème siècle
contient une chapelle
dont les murs et piliers
sont recouverts de crânes
et d'ossements humains.
Grâce à cela,
ses visiteurs sont censés
ne jamais oublier
qu'ils sont mortels.
C'est du cimetière voisin
où reposaient les sépultures
de 5000 moines franciscains
qu'ont été pris les os
nécessaires.
23 septembre 2008
Le prix d'originalité revient à Cannelka qui nous a fait vibrer avec Brel
Orangecannelle m'a attribué le prix d'originalité
dans le cadre du jeu d'écriture lancé sur son blog.
J'en suis émue. Voici le lien
http://orangecannelle.canalblog.com/
22 septembre 2008
Le Palais des Vents
Dans la capitale du Rajasthan, Jaipur,
se dresse le Palais des Vents.
Construit au XVIIIème siècle,
il possède sur cinq étages
de la façade,
953 fenêtres et balcons
permettant aux femmes du
harem royal de voir dehors
sans être aperçues.
Chaque alvéole a ainsi
été conçue pour laisser
passer le vent et la rafraichir.
15 septembre 2008
Nazca
Les figures de Nazca, tracées sur le sol il y a près de 2000 ans
par les Indiens péruviens, représentent des animaux et
des formes géométriques.
Ils sont, dans leur intégralité, uniquement visibles du ciel
et semblent indiquer des messages à destination des dieux.
Certains imaginent que ces dessins auraient servi
comme pistes d'atterrissage pour des soucoupes volantes.
09 septembre 2008
Séduction
Les hommes peuls bororos du Niger s'adonnent annuellement à un rituel de
séduction. Ils se parent de bijoux, se griment le visage
et se pavanent devant la gente féminime pour les conquérir, en roulant des yeux
avec des mimiques pour le moins suggestives.
Afin d'être surs de l'efficacité de leur charme, les Peuls boivent aussi un breuvage
dit philtre d'amour.
02 septembre 2008
David JORDAN
David Jordan est un nouveau venu sur la scène de la pop anglaise. Pop, mélodieuse, rock, voilà à quoi ressemble sa musique. Jeune il a été inspiré par les disques de sa mère (Marvin Gaye, The Jackson Five...). Ensuite, il a découvert Jimi Hendrix, James Brown, Lenny Kravitz... Le jeune garçon a commencé à écrire ses premières chansons à l'âge de 12 ans, et il sort son premier album en 2007.
Chanteur et auteur-compositeur de talent au sens inné de la scène, David Jordan apporte à la pop britannique fraîcheur et nouveauté en combinant des accords de guitares rock incandescents, des rythmes lancinants et des mélodies indélébiles qui font résonner l’esprit des « grands » l’ayant inspiré dans son enfance. Comme le suggère son premier album, produit par Trevor Horn, nous allons vous « Donner le ton »… Né d’une mère originaire de Montserrat et d’un père de Calcutta, « un bon métissage » selon lui, Jordan faisait figure d’étranger au cours de ses années scolaires. Ne souhaitant pas suivre de voie toute tracée, il a donc choisi de bifurquer et de tracer sa propre route. Aux détracteurs lui préconisant de sortir la tête des nuages, il répondait en s'accrochant à ses rêves avec une détermination renouvelée. Le don musical de Jordan pour la musique s’est manifesté très tôt. Au début des années 90, alors que ses camarades de classe se passionnaient pour le grunge, la house et le hip-hop, David ne jurait que par les classiques. S’inspirant des vieux disques soul de sa mère, il s’est éveillé aux sons de Marvin Gaye et des Jackson Five. De là, il a découvert James Brown, Jimi Hendrix, Cab Calloway, Guns N’Roses, Prince et Lenny Kravitz tout en s’intéressant à Fred Astaire et Gene Kelly. « A l’école, je vivais dans ma bulle », dit-il. «Tout le monde avait sa bande, mais moi je flottais juste au milieu des autres. Certains disaient que j’avais des cheveux bizarres (j'avais des dread-locks) ou que je marchais bizarrement. Mais je possédais aussi ce petit je ne sais quoi qui faisait que beaucoup de gens se sentaient à l'aise et libérés quand ils étaient avec moi. « Comme je ne suivais pas le troupeau, je ne ressentais pas cette pression qui pèse sur bon nombre d’adolescents, celle de devoir ressembler aux autres. Mes rencontres avec les autres suscitaient parfois une attraction magnétique. Au moment de quitter l’école, j’avais beaucoup amis ». Le pouvoir de ses rêves d’enfance associé à un talent hors du commun lui ont permis de tirer son épingle du jeu. A 21 ans, au seuil d'une carrière musicale éblouissante, David se fraye un chemin bien à lui. « Il se passe des choses quand je chante », déclare David à propos de son charisme en concert. « Je n’ai pas toujours le contrôle sur ce qui se passe. Je suis stressé avant de monter sur scène, mais, devant le public, j’oublie tout. Après un concert, plusieurs jours peuvent s’écouler avant de revenir à la normale. Sur les coups de 20h ou 21h, je commence à m'agiter. C’est l'heure à laquelle je monte habituellement sur scène, et cela me manque vraiment quand je ne joue pas ». L’inspiration musicale de David naît d’une imagination fertile : c’est ce que l’on découvre dans des chansons où il se livre à cœur ouvert comme le premier single Place In My Heart, véritable pamphlet contre les règles et les normes de la société sur un air de pop soul habile et suave faisant place à un crescendo à la fois envoûtant et décapant. Inspiration manifeste également dans la touchante berceuse Sweet Prince, où la naissance du premier enfant de sa sœur le plonge dans la contemplation du miracle de la vie et dans la ballade aux influences gospel Only Living Soul où les émotions oscillent entre joie et douleur ou encore sur Sun Goes Down, plus profond et organique. « J’ai toujours eu une imagination débordante dont je me sers à bon escient aujourd’hui », affirme-t-il. « Même sans l’avoir vécu, j’arrive facilement à me mettre dans la peau d’une autre personne. Et il y a tellement de choses à écrire sur la vie. Il suffit de regarder autour de soi pour s’en apercevoir. » David a commencé a composer des chansons à 12 ans avant de compiler ses morceaux dans les studios environnants. Ses opportunités étaient alors limitées mais il a persévéré et perfectionné son art. Sachant saisir les opportunités qui s’offraient à lui, David a fini par être invité à l’enregistrement d’une chanson produite par Trevor Horn et Jill Sainclair sous le label ZTT. Conscients d’avoir déniché un talent d’exception, Horn et Sinclair ont donné à David la chance de créer ses maquettes en composant un vibrant live band. Le résultat, assemblé avec fougue ces 18 derniers mois, sera bientôt disponible au public dès que David aura apporté la touche finale à son premier album, enregistré à Londres avec Horn, le producteur à l’origine d’albums cultes, parmi eux Seal, Pet Shop Boys, Belle & Sebastian, Art Of Noise, Frankie Goes to Hollywood et Grace Jones. En plus de Place In My Heart, Sweet Prince, Only Living Soul et Sun Goes Down, il a fait appel à des trompettes pour des morceaux comme le chaloupé et mélancolique Glorious Day, ainsi que pour Love Song, léger et funky. Le très rythmé Move On reproduit quant à lui le côté résolument rock de ses concerts. Concernant la signification de certaines de ces chansons, le jeune chanteur a du mal à trouver ses mots. Rêveur inconditionnel, c’est un artiste de scène plus instinctif que rationnel. Il explore encore l’étendue de ses talents. Il ne reste alors plus qu’à se laisser transporter…
01 septembre 2008
Les pieds de Bouddha
Les pieds de Bouddha sont particulièrement
vénérés par les fidèles en Thaïlande.
Ils y déposent des fleurs, les recouvrent de feuilles d'or
et les embaument d'encens.
Des principes figurant dans les textes sacrés
conditionnent la manière dont les statues de Bouddha sont sculptées.
"Ses pieds doivent toujours
avoir les talons saillants
et les orteils allongés".












