22 novembre 2008
ASIF ALI KHAN
Toujours dans le cadre du festival jazz d'or à strasbourg, j'ai eu le privilège de voir ce concert, d'aucuns pourront dire que cela n'a rien à voir avec le jazz mais les prouesses vocales de ces chanteurs m'ont souvent fait penser à celles qu'on retrouve au cours d'improvisations de morceaux de jazz.
Qawwâli Genre musical populaire de l'Inde et du Pakistan, le Qawwalî exprime une dévotion islamique et soufi. Le chant qawwâli vit grâce aux qawwâl, ces chanteurs musiciens issus de la confrérie chishtiyâ créée en Inde au tournant du XIIIème siècle, et dont le riche répertoire poétique classique puise encore aujourd’hui dans celui du grand poète mystique indo-persan Amir Khusrau (1253-1325).
Le qawwâl chante la parole sacrée du poète inspiré. Au-delà d’effets vocaux très sophistiqués, le chanteur doit toujours se consacrer au don du mot et de la parole pour provoquer l’état de grâce, amad : « Le chanteur qawwâl ne chante pas pour lui-même ; il met en relation celui qui l’écoute avec l’invisible, l’immatériel, et le dirige vers une perception de l’aspect impalpable du monde. On vient s’asseoir au mehfil (réunion) pour écouter avec son âme ». (Claire Devos, Qawwâli, Ed. du Makar).
Le qawwâli s’est fait connaître en Occident grâce à la personnalité de Nusrat Fateh Ali Khan, monstre sacré aujourd’hui disparu, dont le talent a révolutionné l’esthétique de cet art, et qui fût l'un des premiers chanteurs d'Asie du Sud à connaître la notoriété en Occident.
Asif Ali Khan est considéré comme un des plus talentueux successeurs de ce grand maître défunt. Il étonne par sa fougue, sa puissance de chant. Sur scène, il est soutenu par une section rythmique étourdissante composée d'une dizaine d'hommes jouant du claquement de mains. Le dholak, tambour traditionnel à deux côtés, vient frénétique et passionnément renforcer le tout.
Formation : Asif ALI KHAN :Voix Soliste Raza HUSSAIN , Sarfraz HUSSAIN : Voix et harmonium Khawar ALI : Tablâ & Dholak Choeur et Battements de main : Muhammad Imran ASLAM Hussain Imtiaz SHIBLI Shah nawaz HUSSAIN Bakhat Fiyyaz HUSSAIN Habib Tariq MIAN Manzoor Hussain SHIBLI
Le concert aura médusé les spectateurs, de par son originalité, la ferveur et l'implication de ses chanteurs, alternant narrations et refrains, passages calmes et plus puissants. GRANDIOSE !!
14 novembre 2008
Richard GALLIANO
Toujours ce même festival
et toujours autant de talents réunis
mardi soir, au théâtre de Haguenau
l'ACCORDEONISTE RICHARD GALLIANO
accompagné de trois musiciens talentueux
Gonzalo Rubalcaba : piano
George Mraz : contrebasse
Clarence Penn : batterie
en vidéo l'hommage à Nougaro
GONZALO RUBALCADA
Lucien DUBUIS TRIO
à Strasbourg, dans le cadre du Festival Jazz d'Or
lundi j'ai vu en concert le trio
de Lucien DUBUIS,
clarinettiste et saxophoniste suisse
Humour,
recherche de sons originaux,
création d'ambiance,
de rythme.
Très bon concert
en compagnie de mon pote "Vince"
09 novembre 2008
COULEURS D'AUTOMNE
PHOTOS PRISES A ROSHEIM (67)
le 09.11.2008
06 novembre 2008
ZIM NQGAVANA
J'ai également eu l'immense honneur
de voir ce quartet en concert,
ZIM NQGAVANA
Pour tous ceux qui ne connaissent pas,
un petit extrait vidéo et un extrait de texte
paru sur le net :
Il n'est pas facile de définir ce qui fait qu'un certain type de jazz sonne africain : la couleur, les rythmes, certains aspects du folkore sud africain, sans doute un peu tout cela.
Et en écoutant Zim Ngqavana, on n'a aucun doute. Sa musique rappelle immanquablement celle de Chris Mac Gregor et de sa confrérie du souffle, d'Abdullah Ibrahim ou encore de Pharoah Sanders. Et on peut dire que malheureusement, même son histoire n'est pas sans rappeler celle d'autres musiciens, obligés de quitter leur pays pour jouer leur musique.
Zim a dû attendre jusqu'en 1994 et l'arrivée au pouvoir d'un certain Mandela pour pouvoir enfin pratiquer Sa musique sur Sa terre natale. Il fonde alors plusieurs formations et dirige le très prestigieux Drums for Peace Orchestra à l'occasion de l'investiture de Nelson Mandela.
Tout ce qu'on peut attendre du jazz est dans sa musique : sensiblité du phrasé, recherche des compositions, groove, les folklores sud africains bien sûr, invitant à la danse, à la transe.
Sa musique s'inspire autant des traditions populaires africaines que des musiques savantes indiennes et européennes, mais toujours fidèle aux valeurs de liberté, d'originalité et d'improvisation du jazz. IMMANQUABLE.
Keziah Jones
Pour la troisième fois, je suis allée voir le KEZIAH en concert
une tournée pour son nouvel album, nigerian wood,
groove, sensualité,
virtuosité de la voix et de son instrument, la guitare
et en prime, à l'issue du concert,
une séance improvisée de dédicaces. GRANDIOSE.
Il repassera en avril à strasbourg, dans le cadre des artefacts,
je retournerai le voir, une quatrième fois !!
04 novembre 2008
Heddal, l'église
L'église de Heddal est la plus grande
des églises en bois en Norvège.
La légende dit qu'elle a été construite
en trois nuits.
Des travaux de rénovation dans les
années 60 ont révélé des peintures
ancestrales datant du XVIIème siècle.
Jadis, la Norvège comptait un millier
d'églises en BOIS. Aujourd'hui, il n'en
reste qu'une trentaine.
29 octobre 2008
Ali Rashid Quintet
des virtuoses !!!
L'extase
J'étais dans une salle
surchauffée et bondée.
Pourtant,cet environnement
qui souvent me paraît hostile,
ne m'atteignait pas.
Mes yeux se sont fermés et
j'ai immédiatement ressenti
une jubilation immense, extrême.
Ce plaisir,
seuls certains moments de musique
peuvent me le procurer.
Alors, je ne suis plus rien,
mon être n'a plus d'aspect physique,
en tout cas je n'en ai plus aucune conscience,
mon cerveau ne réagit plus
aux sollicitations extérieures.
Je suis submergée par une énorme onde.
Je n'ai aucune conscience de ce qui m'arrive
je sais juste que j'en veux.
Je sors de mon corps,
je ne sais plus qui, où, ce que je suis.
Je change d'état,
la musique entre en moi,
par le bas, par le haut,
par tous les pores de ma peau.
Elle me possède,
en me dépossédant de tout le reste,
je veux et finis par lui appartenir,
je deviens SA chose.
Je suis comme dans un état de transe.
Mon corps tremble, mais
je ne perçois que faiblement son mouvement.
J'ai perdu la possession de ce corps.
Il bouge automatiquement,
mais mes sensations sont ailleurs maintenant.
Je bois, j'avale, je gobe,
les sons, les rythmes, les accords des instruments.
Je me dévoue entièrement à cette onde de plaisir
qui me transperce, et me transcende.
Je rouvre les yeux, furtivement,
je vois les gens autour de moi,
certains ont les yeux fermés,
la tête légèrement inclinée,
le corps en mouvement ou alors tétanisé.
Je referme alors les yeux,
je n'ai pas envie de décrocher,
je veux ressentir cette sensation si particulière,
même si elle me semble si fugace.
J'avoue ici bien humblement que
même l'amant le plus magnifique
n'arrive à me transporter de la sorte.
D'aucuns seront en extase
devant une peinture aux vives couleurs
d'autres devant un paysage
à vous couper le souffle,
moi c'est toujours
lors d'un instant de musique que
la "chose" se produit.
Cette "chose" relève de la magie, de l'absolu.
J'en conclus que la musique
est ma passion, ma drogue,
qu'elle rend ma vie belle
et que sans elle, je mourrais.
La mort, paradoxe,
je la voudrais mienne,
lors de ce moment d'extase
pour ne plus avoir à éprouver
aucune autre émotion.
J'ai juste envie de me vider de tout,
de ne plus jamais être,
pour faire corps pour l'éternité
avec la Musique.
cannelka - concert balkan beat box
















































